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Révision constitutionnelle du 21 juillet : un nouveau souffle pour notre démocratie. - 25 juillet 2008

 

En quelques mots, je voudrais rappeler à tous pourquoi il fallait voter ce changement constitutionnel le lundi 21 juillet, car il est important a mes yeux de faire comprendre à tous le sens des réformes.

 

 

 

La réforme des institutions qui était soumise au vote des parlementaires était un engagement majeur du Président de la République destiné à adapter le fonctionnement de nos institutions aux exigences actuelles de la démocratie.

 

Avant l'adoption définitive, les parlementaires ont examiné ce projet de loi constitutionnelle pendant près de cent vingt heures.

 

Elle s'articule autour de trois objectifs:

 

- la rénovation des modalités d’exercice du pouvoir exécutif avec :

La limitation du mandat présidentiel à deux mandats consécutifs

L'encadrement du pouvoir de nomination du Président de la République par une procédure d’audition du candidat devant une commission parlementaire

La possibilité pour le Président de la République d'intervenir devant le Parlement.

 

- le renforcement des pouvoirs du Parlement :

Le gouvernement ne conservera la maîtrise de l'ordre du jour que de deux semaines sur quatre (au lieu de la quasi-totalité actuellement)

Le Parlement se verra confié une mission d'évaluation des politiques publiques

De nouvelles garanties seront de surcroît reconnues à l’opposition, en particulier la réservation d’un jour de séance par mois à l’ordre du jour fixé par les groupes d’opposition.

 

- la reconnaissance de nouveaux droits pour les citoyens:

Un référendum d'initiative populaire pourra être organisé à l’initiative d’un cinquième des membres du Parlement soutenus par un dixième des électeurs inscrits sur les listes électorales.

Par ailleurs, toute personne lésée par le fonctionnement d’un service public pourra saisir le Défenseur des droits des citoyens.

 

Chacun s'accorde à  dire que ces réformes étaient nécessaires à notre démocratie, elle étaient d'ailleurs réclamées depuis longtemps par de nombreux responsables politiques, de gauche comme de droite.

 

En s'opposant à l'adoption de ce texte, les parlementaires socialistes n'ont eu qu'une seule volonté: contrer politiquement le Président de la République.

 

Beaucoup parmi eux adhéraient au contenu de projet de loi constitutionnelle (certains l’ont même fait savoir dans une tribune du « Monde »,le lendemain…)


Mais ils ont préféré voter contre, en espérant faire un « coup politique ».C'est regrettable, et ils n'en sont pas sortis grandis...

 

Et si le projet de loi constitutionnel avait été rejeté, que pouvaient donc s'imaginer ces adeptes de la politique politicienne ?
Comment auraient-ils pu continuerà expliquer au Français les dérives quotidiennes du régime, alors même qu'ils s'opposent au changement ?
 

Oublient ils que Nicolas Sarkozy, quand il a été élu pour cinq ans, s'est engagé dans un programme de réformes absolument nécessaires à notre pays, et que, révision constitutionnelle ou pas, le Président de la République et sa majorité iront jusqu'au bout des mesures annoncées ?

 

Ce type de comportements n'élève pas le débat, et nous avons toutes les raisons de nous réjouir de l'adoption de ce texte par les trois cinquièmes des parlementaires, ce qui rend sa légitimité indiscutable.

 

Au soir du 21 juillet 2008, ce n'est pas le Président dela République, l'UMP ou une quelconque mouvance politique qui est victorieuse, mais bien notre démocratie toute entière !

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