05-01-2009
Vœux à Illiers-Combray
29-12-2008
Je suis nommée rapporteur du projet de loi pour l'accélération des programmes de construction et d'investissement publics ou privés.
De la capacité des lobbys à nous faire avaler des couleuvres. - 21 septembre 2008
En tant que représentante d’une circonscription où le tourisme vert représente une activité économique importante, je voulais aujourd’hui rebondir sur l’intéressante aventure de mon confrère, le député Philippe Cochet.
Ce député-maire de Caluire (Rhône) est l’auteur d’une proposition de loi qui cherche à modifier légèrement le champ d’application du code du sport, domaine réservé des fédérations sportives.
Ce changement est rendu nécessaire par la multiplication des activités de plein air à connotation plus ludiques que sportives et fort différentes du monde de la compétition : citons pêle-mêle : la randonnée, le tourisme nautique, forestier ou aérien,les sports « de glisse », etc.
Or bien souvent, lorsque l’on désire pratiquer l’une d’entre elles, même de manière occasionnelle, on est contraint de payer pour adhérer à un organisme reconnu par l’état, de remplir des formulaires, de décliner son état civil, etc.
C’est pourquoi 70 députés sont tombés d’accord pour décider que beaucoup de distractions de plein air, dont la pratique est souvent occasionnelle, ne devaient plus subir les mêmes contraintes administratives que les pratiques sportives régulières dont la compétition est la conclusion naturelle.
Je partage cet avis, car je ne pense pas être la seule à avoir renoncé par un beau jour de vacances, à une escalade, une descente de rivière ou une randonnée, parce que j’ai été découragée par la cotisation annuelle obligatoire ou l’inscription à une fédération, ou encore la nécessité d’avoir un certificat médical sous la main...
Bref, si notre beau pays est un endroit béni pour le tourisme, nous constatons que ce gisement est bien mal exploité parce qu’il est régi par des règles trop contraignantes, et, disons le, désuètes.
Nous sommes nombreux à penser qu’un peu plus de liberté serait bienvenue, mais c’est oublier un peu vite nos chers lobbys, et plus précisément le très puissant comité national olympique et sportif français (CNOSF).
Cette association regroupe l’ensemble des fédérations sportives, soit 17 millions de licenciés (qui, pour la plupart, n’ont aucune latitude de pratiquer leur sport favori en dehors de cette tutelle)
Notez que je n’ai rien contre le CNOSF et les fédérations sportives a priori : elles ont une utilité indéniable pour développer le sport et ses valeurs que je soutiens ardemment.
Mais quand ce comité exige purement et simplement le retrait de la proposition de loi de M. Philippe Cochet sous le prétexte qu’il serait inconcevable d’envisager des pratiques sportives hors de sa tutelle, on peut légitimement être pantois !
Nous touchons ici un point important :
D’abord parce que je pense que les Français doivent avoir la liberté de se distraire à leur guise pour autant qu’ils respectent la loi et leurs concitoyens, et que l’encadrement de leurs loisirs ne saurait être dicté que par la stricte nécessité.
Ensuite parce je trouve grave qu’une association prétende avoir le monopole de la représentation des différentes pratiques sportives.
Egalement parce que cette démarche traite avec un grand mépris les entrepreneurs d’un secteur économique en plein développement, car ils sont créateurs de milliers d’emplois.
Enfin parce qu’on peut être choqué qu’une association se croie autorisée de dicter le comportement des élus.
S’il fallait une preuve de son absence de réalisme a ce sujet, la voici…

_tbn.jpg)
_tbn.jpg)