05-01-2009
Vœux à Illiers-Combray
29-12-2008
Je suis nommée rapporteur du projet de loi pour l'accélération des programmes de construction et d'investissement publics ou privés.
Non, le dimanche n’est pas un jour comme les autres. - 21 octobre 2008
En ce moment, à l’Assemblée Nationale, nous examinons la possibilité d'assouplir le droit de travailler le dimanche.
Soyons clairs: je trouve que ce n’est pas une bonne idée.
Je ne doute pas de la bonne volonté des auteurs de cette réflexion, mais je ne partage pas leur analyse : d’abord en termes de création d’emplois, je pense que c’est à moyen terme une mesure à «somme nulle», tant il est vrai que les Français ont déjà largement le temps de consommer s’ils le désirent.
Ma principale préoccupation est tout autre : elle concerne le bien-être moral de mes contemporains.
Même en pleine crise économique, et peut-être encore plus en ce moment, je pense qu’il est capital de ne pas consacrer 100 % de certaines semaines à la création de «richesses».
A mes yeux, la menace de temps difficiles à venir semble avoir suscité un consensus d’opinion que je résumerai ainsi : Il y a urgente nécessité a revoir nos habitudes de vie et de consommation.
Donc, plutôt que de fabriquer, vendre, acheter encore plus, je me demande s’il n’est pas opportun (sans pour autant renier le système économique qui nous fait vivre) de s’arrêter, parfois, quelques instants pour cultiver certaines valeurs un peu oubliées : cellule familiale, réseaux d’amitiés et d’entraide, activités associatives etc.
Ces sources de chaleur humaine me semblent essentielles au moment où nous pouvons facilement perdre nos repères.
Je le sais bien, le cliché du déjeuner familial dominical a vécu, idem pour les visites du dimanche aux grands-parents, par ailleurs, je ne suis pas la seule à constater que les lieux de culte sont moins fréquentés... et alors, faut-il pourtant renoncer ?
C’est pour cela que je veux préserver cette journée commune à (presque) tous les Français, je ne veux pas qu’elle devienne une journée banalisée : elle permet de se tourner vers ceux qui nous entourent, de méditer, de faire du sport ou de renouer avec les rythmes de la nature.
Si nous transformons le dimanche en un jour comme les autres, je pense que nous rendrons encore plus inhumain et mercantile le quotidien de nos contemporains.
Nous, les politiques, par ce geste fort, nous devons montrer notre souci de préserver la qualité de vie de nos concitoyens, car personne ne le fera à notre place.
Bien entendu, ne soyons ni stupides, ni dogmatiques: nous savons tous que des exceptions déjà existantes (ou à développer) sont nécessaires (il est si commode de faire quelques courses le dimanche matin…) mais restons vigilants...

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