S'abonner aux flux R.S.S. - Laure de la Raudière

Le rôle de l’État dans la crise économique. - 07 novembre 2008

Désormais nul ne doute plus de l’importance extrême d’une ligne politique claire et volontaire dans la lutte contre la crise.

 

Elle se résume ainsi : "priorité au travail"

 

En effet, bien qu’étant personnellement attachée à l’économie de marché et à la liberté des entrepreneurs, force est de constater qu’en en situation de crise il faut:

 

- Prendre au plus haut niveau des décisions de soutien à l’économie et aux entreprises et contrôler rigoureusement leur exécution.

 

- Conduire une réflexion internationale sur la «moralisation» de certaines pratiques financières néfastes, sans pour autant stigmatiser hâtivement l’ensemble des chefs d’entreprise.

 

Nous avons déjà parlé des 360 milliards d’euros affectés aux fonds propres des banques; petit rappel:

 

- 320 milliards au maximum pour garantir les prêts entre les banques.

Pour le contribuable, les risques  sont limités, dans la mesure où il s'agit de cautions qui ne seront probablement pas utilisées (un peu comme la caution des parents pour le loyer d'un étudiant).

Chaque caution sera gagée sur des créances bancaires solvables et sera facturée aux banques.

 

- 40 milliards pour renforcer le capital des banques qui le demandent.

Un premier financement de 10,5 milliards a été débloqué contre l’engagement des banques d’affecter 75 milliards à l’économie.

Ces prêts de l’état sont rémunérés 8% l’an.

 

Le Gouvernement met aussi à disposition 22 milliards d’euros pour assurer le financement des PME, premier employeur de France, via OSEO .

Ces 22 milliards proviennent de l’excédent des livrets réglementés

 

Je  tiens à répéter que l’ensemble de ces sommes d’argent n’est pas une ponction sur le contribuable, ni un chèque en blanc donné aux banquiers mais une garantie d’État dûment rémunérée et qui sera recouvrée intégralement.

 

Je désapprouve clairement les donneurs de leçons qui véhiculent des messages démagogiques et manipulateurs, prétendant qu’il vaudrait mieux, pour sortir de la crise, augmenter les salaires, plutôt que garantir notre système bancaire. Il est essentiel au maintien de notre économie…

 

Le gouvernement a mobilisé l’ensemble des acteurs de l’État, pour qu’ils soient garants de la bonne redistribution de ce «ballon d’oxygène» financier, ceci parce qu’il serait inadmissible qu’il soit détourné de son but originel ou que les épargnants soient floués

 

Très concrètement, les préfets et les trésoriers payeurs généraux ont pour mission d’assurer que les engagements nationaux soient tenus localement.

Ils ont désormais toute latitude, si les choses ne peuvent être réglées à leur niveau, de faire intervenir le responsable national auprès du président de la république : M. René Ricol qui agit en étroite liaison avec le Ministre de l’Economie, des Finances et de l’Emploi, Mme Christine Lagarde et le Ministre M. Luc Chatel

 

Par ailleurs, il a été décidé de renforcer l’accompagnement des licenciements économiques à travers les contrats de transition professionnelle.

Ce ne sont pas des contrats aidés, mais des mesures permettant le retour au travail, en particulier grâce au financement d’une formation adéquate.

Cette décision entre dans le cadre d’un vaste chantier de refonte de la formation professionnelle

Avec l’augmentation à 300.000 du nombre de contrats aidés pour l’année 2009, l’appui financier de l’état ira à ceux veulent travailler mais qui ne trouvent pas d’embauche à cause de la crise économique actuelle, en particulier dans des secteurs marchands.

 

Nous vivons une situation de crise qui doit être combattue en prenant des mesures étatiques exceptionnelles, mais toujours en favorisant le travail plutôt que l’assistanat

 

J’ai confiance, car autour de moi je ne vois personne baisser les bras.

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Pseudo (requis)

Mail (requis) - Ne sera pas publié

Commentaire

Code sur l'image ci-contre

Cette étape permet d'éviter les messages automatisés.

   


Partager



Creation site internet - Agence Web Clikeo