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J’ai fait un rêve, sans CO2… - 18 mai 2009

Dans un billet précédent, j’avais rappelé que « l’écologie est une chose trop sérieuse pour la laisser aux écologistes ».

 

En poursuivant cette réflexion, je me suis prise à rêver à notre vie future ici, à la campagne, lorsque les nouvelles technologies permettront d’utiliser des énergies alternatives moins intrusives.

 

Comme beaucoup, je n’ai pas une passion pour les grandes éoliennes qui parsèment la plaine de Beauce, elles défigurent le paysage à des kilomètres à la ronde.
Cependant, j’ai une tendresse particulière pour celle de Courville sur Eure, plantée au milieu de la circonscription, et devant laquelle je passe souvent. J’aimerais qu’elle reprenne du service…

 

 


Elle ne dépasse pas 20 m de haut et son petit aspect rétro ne me déplaît pas.

 

Imaginons maintenant notre vie dans quelques années, lorsque les industriels auront terminé la mise au point des micros éoliennes individuelles respectueuses de l’environnement visuel, et des panneaux photovoltaïques à bon marché.

 

Dans notre coin de France, qui ne manque pas de grands espaces, nous pourrons alors mutualiser les productions énergétiques individuelles ou semi-collectives, sans CO2 des particuliers disposant des surfaces nécessaires et  des communes. On revendrait les surplus à  l’EDF pour finalement avoir une facture électrique nulle, voire négative.

 

Par ailleurs, nous savons que l’industrie automobile (en particulier chinoise… !) fait quotidiennement des avancées spectaculaires dans le domaine de la voiture 100 % électrique.

 

Alors, rêvons: bientôt, le matin, pour partir à ma permanence de Nogent-le-Rotrou ou de Lucé, il me suffira de débrancher la prise électrique qui relie ma voiture au réseau électrique semi-privé et de partir pour un parcours de quelques centaines de kilomètres en utilisant l’énergie produite sur place.

 

Chemin faisant, je longerai des champs couverts de panneaux solaires fixés à quelques mètres de hauteur, ces espaces, entouré de haies, seront invisibles de la route.
Sous les vastes surfaces couvertes ainsi créées on verra  sécher de milliers de stères de bois  et de copaux destinés aux chaudières à biomasse…

 

Pour revenir à la réalité, le présent lui-même, est déjà prometteur : je pense ainsi a trois éleveurs du Perche qui ont chacun un projet de production de biogaz sur leur exploitation, ou encore à un agriculteur du Pays Courvillois qui investit actuellement dans des panneaux photovoltaïques pour équiper les toits de ses granges …


Nous sommes aux balbutiements de ces productions individuelles ou semi-collectives d’énergie. Elles se développeront dans nos campagnes, j’en suis sure.
Ainsi notre milieu rural contribuera grandement à la démarche écologique tout en offrant de nouveaux débouchés industriels.

 

Bref, je refuse de voir l’avenir en noir.  Je pense au contraire que le savoir-faire développé à l’occasion de ces mutations deviendra, à terme, un atout des exportateurs français, pour le plus grand bien de notre économie.

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