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La crise du lait. - 26 juillet 2009

Pour avoir de nombreux, réguliers et sympathiques contact avec eux, je sais à quel point la baisse des prix du lait frappe rudement les éleveurs d’Eure et Loir en général, et du Perche en particulier.

 

 

La situation est très difficile en effet : aujourd’hui avec des prix d’achat inférieurs aux coûts de production, certains exploitants, dont les investissements ne sont pas tous amortis, ne perçoivent plus de revenus de leur travail. Leur compte d’exploitation est négatif depuis le début de la crise du lait.

 

En effet,  on sait que l’élevage est une activité qui exige d’importants investissements et que, si les revenus sont variables (voire en forte baisse en ce moment), les frais fixes de l’exploitation ne baissent pas.
Cet  effet de « ciseau » bien connu des économistes risque, si l’on n’y prend garde de laisser exsangue une activité capitale pour le monde rural.

 

Dans ce contexte difficile, je suis heureuse de voir le nouveau ministre de l’agriculture, Bruno le Maire,  ancien député de l’Eure, que je connais bien et avec qui j’ai eu de nombreuses fois l’occasion d’évoquer ce sujet, prend le problème à bras le corps.
Il tente d’abord de trouver des solutions à l’échelon national par la mise en place d’un système de contractualisation apportant plus de transparence et de garanties aux éleveurs,  et ensuite avec l’Europe, en négociant une position commune avec l’Allemagne.

 

De façon pragmatique, après avoir rencontré ses principaux homologues internationaux, le ministre a réuni Rue de Varenne, les divers acteurs de ces filières. Parallèlement  il a créé un groupe de travail franco-allemand largement ouvert à tous les intervenants laitiers.

Son commentaire, « Ce serait un comble que nous ne puissions pas réguler les marchés agricoles alors que nous l’avons fait avec les marchés financiers » me fait penser qu’il a bien saisi toute l’ampleur du problème.

 

Concrètement et dans l’immédiat, la France s’oriente vers une prolongation des achats publics à tarifs garantis du beurre et de la poudre de lait : grâce à cette première mesure, le marché sera mieux armé pour attendre des jours meilleurs. Cette action ponctuelle, dite « d’intervention » sera prolongé jusqu’en février 2010 au lieu du 31 août  prochain comme prévu initialement.

 

Je resterai vigilante pour que l’engagement du gouvernement dans la recherche d’une solution à la crise du lait trouve une issue favorable pour le court et moyen terme. Nos collines du Perche doivent pouvoir conserver des élevages de qualité !

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