08-02-2012
Cérémonie pour la prise de fonction de Monsieur Didier Martin, nouveau préfet d'Eure et Loir.
06-02-2012
Audition de Stéphane Richard, président-directeur général de France Télécom Orange.
Non, l’écologie n’est pas l’apanage des écolos de gauche : C’est le gouvernement qui en fait le plus pour l’environnement ! - 27 novembre 2009
|
|
|
Les sympathisants de la gauche plurielle qui font partie de la nébuleuse verte ont, reconnaissons-le, un véritable talent pour s'approprier la cause de l'environnement.
Mais, entre les rêves altruistes et les faits économiques, entre l’utopie et la réalité du terrain, il existe un large fossé que nous sommes contraints d'enjamber quotidiennement.
Dans le domaine de l'écologie, le gouvernement n'a de leçons à recevoir de personne : c’est lui qui a lancé le « Grenelle de l’Environnement », où de vraies décisions ont été prises et mises en œuvre.
Ne nous trompons pas, avec les « Verts », nous partageons la même analyse initiale des enjeux : pollution, disparition de la biodiversité, changement de climat, raréfaction des réserves d’eau potable, nécessité de traiter des déchets et bien d'autres …
C'est dans la réponse à ces questions que nous nous distinguons :
Par exemple lorsque nous défendons la croissance durable et « verte », les écologistes fondamentalistes eux prônent la décroissance.
Certes, le PIB n’est pas l’indicateur le plus adapté puisqu’il ignore, voire compte positivement les pollutions et les problèmes de santé, mais peut-on raisonnablement dire que la décroissance soit une solution d’avenir pour notre société ?
En
effet, nous avons besoin de croissance de richesses et d'énergie, ne serait-ce
que pour construire le monde de demain plus respectueux de l'environnement :
Comment fabriquer des panneaux photovoltaïques ou des voitures électriques, si
l'on réduit notre capacité de recherche et de production énergétique ?
Dans un monde en forte croissance démographique, ces ressources sont
nécessaires pour traiter les déchets, assainir l’eau ou encore développer de
nouvelles formes d’énergie.
En effet, demain, le marché des éco-technologies doublera dans les 5 à 10 ans, désirons-nous vraiment laisser échapper les emplois induits ?
Autre
exemple : doit-on réellement enterrer définitivement les recherches qui ont
permis la création des OGM.
Si nous refusons clairement la culture commerciale des OGM proposée par Monsato.
Pour autant nous ne condamnons pas la recherche sur les OGM. Bien au contraire !
A-t-on suffisamment parlé des avantages potentiels de ces nouvelles techniques (plus forte résistance des plantes, moindre consommation d’eau) , de la nécessité d’indépendance de l’Europe, du besoin de notre dynamique filière de semences d’être dans la course mondiale ? Peut-on exclure les OGM d’office ?
Je suis de ceux qui pensent qu’il faut justement poursuivre les recherches afin qu’elles nous apportent la preuve; soit des bénéfices des OGM, soit de leurs risques pour la santé ou l’environnement.
Enfin,
rappelons qu'une grande consultation démocratique a permis de synthétiser le
souhait réel des Français : il s'agit du Grenelle de l'environnement.
De cet événement est issu la création d'un ministère spécifique doté d'un
budget de 21 milliards d'euros. Son action est déjà non négligeable :
- Création de normes spécifiques permettant de diminuer la consommation d'énergie dans tous les bâtiments nouvellement construits.
- Plan d'économies d'énergie dans les transports : la France est désormais le pays champion d'Europe de la réduction des émissions de gaz à effet de serre par véhicule neuf vendu.
- Plan véhicules du futur : nos constructeurs proposeront à brève échéance 10 nouveaux modèles de véhicules électriques ou hybrides. De plus, dès 2012 les projets immobiliers neufs seront équipés d'infrastructures de recharge électrique des véhicules.
- Plan énergies renouvelables : l'objectif
est d’atteindre moins 23 % de consommation d'énergie en 2020.
Un fonds de 800 millions d'euros a été créé pour développer la chaleur renouvelable. - Stratégie nationale de la biodiversité (trois nouveaux parcs nationaux et 10 parcs naturels marins)
- Plan Ecophyto visant à réduire l'utilisation des substances actives dangereuses dans l'agriculture)
- Plan agriculture biologique avec des aides fiscales qui a déjà permis une augmentation de 35 % des surfaces exploitées de cette manière.
- Plan national déchets visant à la réduction de la production de détritus par habitant (budget : 300 millions d'euros pour les trois prochaines années)
- Plan de santé environnementale visant à la surveillance de la qualité de l'air dans les crèches et les écoles en 2012 (budget 428 millions d'euros)
- Enfin, mise en place d'un projet de recherches sur les énergies renouvelables dotée d'un budget exceptionnel de 1,5 milliard d'euros pour les trois prochaines années.
|
Aucun commentaire |
|
Laisser un commentaire |
|
|





