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Prêter aux banques pendant la crise : une bonne décision pour les français. - 31 janvier 2010
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J'entends régulièrement les critiques de mes opposants à propos de la manière dont l'État a aidé les banques au pire moment de la crise financière.
À les entendre, cet argent, qui aurait, bien entendu, pu être affecté à d’autres domaines, a été « jeté par les fenêtres » et « donné » aux banquiers, afin qu'ils se versent des bonus faramineux.
Sur l’indécence des bonus, je partage totalement ce point de vue. Nous allons du reste, voter des dispositions à ce sujet cette semaine dans le projet de loi rectificatif 2010.
En revanche pour le reste, mettons les points sur les « I »: J’en ai assez des propos caricaturaux…
Des 20 milliards prêtés (et non pas donnés) aux banques, 13 ont déjà été remboursés. Comme l'exigent les règles d'une bonne gestion, ces sommes ont été accompagnées d'intérêts qui sont loin d'être symboliques, puisqu'ils s'élèvent à 2,2 milliards d'euros versés par les banques à l’Etat.
Bien sûr, le rôle de l'État n'est pas de gagner de l’argent en faisant des prêts. Mais cette mesure drastique a été le prix à payer pour maintenir la confiance dans le système bancaire français à un moment critique. In fine, cette mesure a été efficace sans aucun coût pour le contribuable : je salue la performance.
En effet, j'aimerais connaître le point de vue de mes contemporains s'ils avaient été obligés, comme en 1929 de faire la queue devant les guichets des banques pour se voir finalement refuser le remboursement de leurs avoirs : nous aurions pu craindre les pires réactions (bien compréhensibles) des épargnants.
J’ai bien conscience que la dette française est un problème préoccupant comme celui du financement des retraites ou du déficit de la sécurité sociale.
Mais sur le point du « prêt aux banques », la critique est injuste.
S'il fallait une preuve de ce propos, je constate que la France est probablement l'un des pays du monde occidental qui s’en sort le mieux face à la crise. Cela prouve que le gouvernement a su prendre les meilleures décisions pour que notre économie résiste.
Hélas, ceci n’empêche nullement de rencontrer tous les jours de nombreux cas particuliers de détresse, notamment dus au chômage. Ils méritent, bien entendu, toute notre attention.
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