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« Chapeau ! » Monsieur le Président. - 10 mai 2010

Je voulais, sans attendre, saluer ici  l'action du Président de la République dans la résolution d'une crise majeure.

 

Si le sujet peut paraître un peu technique, il est de première importance pour l'avenir de l'Europe:

Tout récemment, la Grèce s'est avérée incapable de rembourser sa dette souveraine, ce qui a entraîné une défiance des marchés financiers envers tous les pays de l'union européenne.

 

Or, la perte de confiance dans une devise, l'euro en l'occurrence, entraîne immédiatement une augmentation dramatique des taux de sa dette, c'est-à-dire des charges financières de tous les états:  inutile de dire que les français n'ont pas besoin de cela en ce moment !

 

Le risque immédiat était un chaos financier équivalent à celui que nous avons connu en 2008.

 

Parce que, depuis sa présidence de l'Europe, il a, plus que personne, la confiance de ses interlocuteurs européens, pendant tout le week-end, le Président de la République s'est trouvé en première ligne d'un sauvetage d'urgence.

 

Sans délai, il a organisé des rencontres avec l'Espagnol José Luis Zapatero et le Portugais José Socrates. Il s'est ensuite entretenu avec le président Obama, puis le président de la BCE, Jean-Claude Trichet.

La partie essentielle de son travail a été la conciliation des intérêts contradictoires de l'Allemagne et la Grèce.

 

En conséquence, à l'issue de ces moments historiques, l'Europe des 27 a complètement changé de fonctionnement : le seuil d'aide à un pays de la communauté en proie à des difficultés financières a été décuplé.

La solidarité financière entre les états et devenue une réalité avec la création d'un plan de stabilisation de 750 milliards d'euros en lien avec le FMI .

 

Elle se traduira aussi par la possibilité donnée à la Banque Centrale de racheter la dette des états membres en cas de faiblesse.

Désormais, si tout fonctionne comme prévu, la solidité financière de l'euro sera garantie au même titre que celle du dollar américain.

 

N'en déplaise a ceux qui se complaisent dans la critique systématique et la caricature, le dynamisme et la réactivité de Nicolas Sarkozy leur a sans doute épargné un avenir bien sombre.


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