08-02-2012
Cérémonie pour la prise de fonction de Monsieur Didier Martin, nouveau préfet d'Eure et Loir.
06-02-2012
Audition de Stéphane Richard, président-directeur général de France Télécom Orange.
Délinquance : la culture de l’excuse n'est pas forcément la bonne méthode... - 08 juin 2010
|
|
|
L'article suivant présente à mes yeux l'avantage de rappeler quelques réalités:
La culture de l’excuse est pratiquée par une partie de la gauche dès que des actes répréhensibles sont commis par des personnes d’origine sociale défavorisée. Les délinquants sont considérés d’abord comme les victimes de drames sociaux : précarité, misère, exclusion.
Or, il n’existe pas de concordance automatique entre la carte de la délinquance en France et celle de la pauvreté. Les taux de pauvreté sont élevés à la fois en Seine-Saint-Denis (18% en 2004) et dans la Creuse (19,5%). Pourtant, les taux de violences sont incomparables.
En 2009, les atteintes aux biens s’élèvent à 63‰ en Seine-Saint-Denis contre 8,9‰ dans la Creuse ; les atteintes volontaires à l’intégrité physique sont de 19,2‰ en Seine-Saint-Denis contre 2,3‰ dans la Creuse. (« Crimes et délits constatés par département en France en 2009 » Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP))
En règle générale, le taux de pauvreté en milieu rural (13,7 % en moyenne, voire 19 % dans un tiers des départements ruraux) est largement supérieur à celui dans les zones urbaines (11,3% en moyenne).(« Pauvreté, précarité, solidarité en milieu rural » de l’Inspection générale des affaires sociales et du conseil général de l’agriculture, septembre 2009).
Or, le niveau de délinquance en milieu rural est faible. Le Cantal, la Creuse, la Lozère, la Dordogne, le Tarn et Garonne ou encore l’Ariège, très touchés par la pauvreté, ne connaissent que peu de faits de délinquance.
L’argument d’une forme de déterminisme qui mène de la pauvreté à la délinquance est donc caduc puisque avec les foyers de délinquance ne coïncident pas tous avec les zones de misère en France. Si la pauvreté peut être l’un des facteurs retenus pour expliquer la naissance de la criminalité, elle ne saurait l’expliquer seule.
La délinquance est un phénomène complexe, souvent multi-causal. Le réduire à l’explication économique procède de la manoeuvre politicienne. Il faut aussi prendre en compte la responsabilité des parents, l’impact de la monoparentalité, du développement de l’économie souterraine…
De l’excuse à l’inaction...
La culture de l’excuse ne blâme pas le vandale mais la société, l’environnement du délinquant voire l’État. On s’épanche sur le désespoir des incendiaires plutôt que d'être scandalisé par les voitures incendiées, on convertit les appels à la haine en appels à l'aide.
Il est urgent d'opposer à ce décryptage complaisant une lecture littérale des événements. Les casseurs d’écoles ou de bus ne réclament pas, par leur geste, plus de services publics.
Il faut prendre la délinquance pour ce qu’elle est et cesser de se livrer à des récupérations politiques. Les victimes sont d’abord les automobilistes dont les voitures sont brûlées, les voisins qui vivent dans une ambiance sociale dégradé
A vouloir excuser la haine en disant que la France est en effet haïssable, on se met à cautionner les violences. La culture de l’excuse mène à l’inaction.
En imputant la délinquance à des conditions économiques ou sociales difficiles, on considère que seuls le travail social et l’assistance peuvent la résorber.
Or l’impunité est le terreau de l’insécurité : pour preuve, l’explosion des crimes et délits de 17% entre 1997 et 2002 ! La certitude de la sanction est une dimension essentielle de la prévention.
C’est pourquoi le Gouvernement travaille depuis 2007 non seulement à la prévention de la délinquance mais aussi à sa répression:
- Loi du 10 août 2007 instaurant des peines-plancher pour lutter contre la récidive.
En un an (août 2007- août 2008), 10 783 décisions ont été prises par les tribunaux contre des récidivistes majeurs, des peines plancher ont été prononcées dans 51 % des cas en première instance et dans 65 % en appel ; 231 décisions ont été prises contre des mineurs récidivistes, des peines planchers ont été prononcées dans 45 % des cas et l'excuse de minorité a été écartée pour 30 mineurs âgés de 16 à 18 ans.
- Loi contre les bandes (publiée le 04-03-10 au BO) avec la création de groupes spéciaux d’investigation déjà en place dans 34 départements.
- Organisation plus efficace des forces de l’ordre avec le rattachement de la gendarmerie au ministère de l’Intérieur qui permet d’assurer une vraie complémentarité et une meilleure coordination entre nos deux forces de sécurité intérieure.
- Développement de la vidéo-protection : elle a fait ses preuves à la fois pour la prévention des crimes et pour l’identification et l’interpellation des délinquants. Les caméras de protection sont aujourd’hui au nombre de 20 000 sur la voie publique et seront de 60 000 d’ici 2011.
Même si les médias nous ont relaté des faits d'une rare violence récemment, l’action du Gouvernement conduit à une baisse de la délinquance générale.
-1,04% en 2009.
-14,4% depuis 2002 avec une vraie chute de la délinquance de proximité (-35,01%) et des atteintes aux biens (-27,08%).
Grâce à l’action du Gouvernement et à la mobilisation des services de police et de gendarmerie, le taux d'élucidation des affaires (pourcentage d’affaires résolues) a atteint en 2009 un très haut niveau : il a augmenté, tant en zone police avec près de 37%, qu’en zone gendarmerie avec près de 41%.
Le taux d’élucidation est de 12 points supérieur à celui de 2002 à la fin du mandat du gouvernement Jospin. Concrètement, cela signifie que plus d’un coupable sur trois est aujourd’hui identifié par la police.
|
Aucun commentaire |
|
Laisser un commentaire |
|
|





