22-05-2012
Classement "députés.fr" par rapport aux parlementaires membres du nouveau gouvernement.
20-05-2012
Une semaine ensemble : retrouvons nous ici
Non, la vigilance à propos de l'immigration clandestine n'est pas la chasse gardée des extrémistes. - 20 mars 2011
|
|
|
Les récents sondages soulignent une préoccupation des Français, et vous m’en faites part régulièrement lors de nos rencontres « sur le terrain ».
Il s'agit d'une inquiétude générale à propos de l'immigration en France et ce, plus récemment à l'occasion des événements politiques survenus au sud de la Méditerranée.
Je sais bien,
à vous écouter si souvent, que ce n’est pas uniquement par un concours de
circonstances économique et politique que ce sujet prend de l’importance.
« Le syndrome de Lampedusa » empoisonne aujourd'hui le débat politique au point de masquer le vrai travail de fond que nous effectuons patiemment au quotidien.
Du travail, il y en a beaucoup pour passer de la politique d’immigration par regroupement familial mise en place sous les gouvernements précédents, à une politique d’immigration choisie, qui répond aux besoins économiques de la France.
Vis-à-vis des immigrants, nous souhaitons aussi avoir une exigence forte d’intégration.
Les préoccupations des Français sont légitimes : nous devons les écouter, sans démagogie excessive, mais sans surdité absurde non plus.
Il nous faut dénoncer et combattre les situations d’immigration suscitées par l’opportunisme (venue en France d’étrangers avec titre de séjour valide pour pouvoir bénéficier de notre protection sociale : RSA, minimum vieillesse ou encore aide au logement).
Je voudrais le rappeler ici : depuis 2007, nous avons clairement fait le choix de passer d’une immigration de regroupement familial à une immigration choisie, c’était le message de la campagne présidentielle de 2007, c’est ce qui a dicté la politique du gouvernement.
J’adhère pleinement à cette politique – non pas de façon opportuniste à cause d’une montée des extrêmes– mais parce que, vu la situation financière de l’Etat français, c’est la seule qui soit raisonnable et acceptable pour notre pays.
L’idéologie généreuse mais non financée, ni finançable qui veut accueillir tous les étrangers en France ou régulariser tous les «sans-papier» s’appelle purement et simplement « démagogie ».
Nous venons d’adopter le « Projet de loi relatif à l’immigration, à l’intégration et à la nationalité » en deuxième lecture à l’Assemblée nationale, le 15 mars 2011
Que dit ce texte :
· Le maintien sur le territoire ou l’obtention de la nationalité seront directement conditionnés par le respect du « contrat d’accueil et de solidarité ». En cas de non respect des termes de ce contrat (l’assiduité aux formations par exemple) le préfet pourra refuser le renouvellement du titre de séjour.
· En cas de migration massive à la frontière, le préfet aura la possibilité de créer une zone d'attente temporaire fermée.
· L'obligation de quitter le territoire français (OQTF) sera désormais exécutoire après 30 jours. Elle pourra être assortie d'une interdiction de retour sur l'ensemble du territoire européen pendant cinq ans.
· Un étranger présent depuis moins de trois ans pourra être expulsé en cas de menace à l'ordre public (y compris en cas de vol, mendicité agressive, ou occupation illégale de terrains).
· Pour les étrangers hautement qualifiés (au moins bac +3 ou expérience professionnelle d’au moins 5 ans), une "carte bleue européenne" est créée leur permettant un accès facilité au marché du travail et des droits au séjour identiques dans tous les pays de l’Union européenne.
Je pense que ces mesures vont dans le bon sens.
Rappelons que la lucidité de cette politique n’est pas l'apanage unique de l'UMP: on se souvient du célèbre « Aujourd'hui je le dis clairement la France n'est plus, ne peut plus être, une terre d’immigration. Je l'ai déjà dit et je le réaffirme: nous ne pouvons accueillir toute la misère du monde " (Michel ROCARD, Premier ministre à la Rencontre Nationale des élus socialistes originaires du Maghreb, le 7 janvier 1990)
J’estime donc que nous devons intégrer les légitimes préoccupations des Français dans notre travail quotidien d'élus.
Mais en le faisant de manière dépassionnée : je veux travailler sur le long terme au lieu de toujours réagir à chaud au gré des « scoops ».
|
Aucun commentaire |
|
Laisser un commentaire |
|
|





