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Encore une grève pour rien : la réforme de l’école, oui, trois fois oui, mais pas en augmentant les effectifs ! - 30 septembre 2011

Une fois de plus, le 27 septembre, les élèves - et leurs parents - ont subi une grève nationale.

 

Malgré le triomphalisme des grévistes, je rappelle que, fort heureusement, deux professeurs sur trois étaient, eux, au travail, preuve que, malgré la « toute-puissance » syndicale, les fantasmes pédagogiques ne font pas l'unanimité.

 

Cette rentrée encore, nous avons entendu l’éternelle antienne : l'école va mal parce que l'on réduit le nombre de professeurs…

 

J'en ai assez de cette approche quantitative de l'éducation, et aussi que l'on utilise la crédulité d’élèves aisément manipulables au profit de revendications personnelles et politiques. Cette guerre des chiffres n'est pas la bonne: ce n’est pas en augmentant les effectifs de l’Education Nationale que nous la sortirons de l’ornière. La preuve : cela a déjà été fait sans aucun résultat !

 

Les chiffres, parlons-en brièvement : jamais, le monde de l'éducation n'a disposé d'un budget aussi important, le deuxième de l'État, ni d'un personnel aussi pléthorique (1 million de personnes) alors que le nombre d'élèves scolarisés diminue.

 

Depuis 1990, nous avons 45 000 enseignants de plus et 600 000 élèves de moins, et, 60 milliards d'euros supplémentaires ont été affectés à l'éducation.

Savez-vous que nous sommes le pays d’Europe qui dépense le plus par élève ?

Malgré tout, cela ne marche pas !

Alors, sur ce point, les mécontents ont raison, il faut prendre des décisions.

 

Avec la réforme de l'autonomie des universités, nous avons réussi une réforme majeure. Bien sûr, il y a encore fort à faire,  mais c'est une première victoire très significative : pour la première fois, depuis des décennies, la majorité présidentielle a réussi à faire admettre dans l’enseignement, une réforme indispensable malgré la colossale force d'inertie des défenseurs de l'immobilisme.

 

La réussite de notre école passe par une réforme des programmes scolaires, des méthodes d’apprentissage, du rythme de vie scolaire et certainement par une plus grande décentralisation du fonctionnement de l’Education nationale.

 

Alors OUI, nous devrons réformer l’école: c’est le vœu profond des élèves et de leurs parents ainsi que de l'immense majorité des enseignants eux-mêmes.  Parce que, personne mieux qu’eux, ne sait à quel point les élèves et les étudiants français méritent une bien meilleure place dans les classements internationaux.  

5 Commentaires

Max
02/12/2011 16:37

Il parait que 35 000 enseignants sont "chargés de mission" ou "détachés" ( Où, par qui, pourquoi ? ), et donc n'enseignent plus, tout en continuant à faire partie de la maison et à y émarger. Les mauvaises langues disent qu'il s'agit essentiellement d'élus "retoqués" lors d'élections...
Monsieur Hollande n'a donc pas besoin de recruter de nouveau professeurs; il suffit de remettre ceux-ci à leur travail d'origine.

JM
30/09/2011 17:09

Ce ne sont pas les professeurs qu'il faut blâmer et qui dans leur ensemble suivent les directives qu'on leur donne.Il faut se tourner vers les syndicats qui voyant que notre système éducatif n'est pas performant (c'est le moins que l'on puisse dire) ne savent réclamer que des budgets et des postes d'enseignement supplémentaires;
Il faudrait peut être se pencher sur la qualité et la quantités des programmes et être plus performant dans la gestion et la répartition de ces effectifs.Car enfin avec un peu plus de 800000 enseignants et 125000 administratifs au moins pour gérer tout ce joli monde c'est un ratio plus que convenable.Le budget de l'éducation nationale si je lis bien c'est un quart du budget de l'état et le premier hors charge de la dette.
Tout a fait d'accord avec cet article : réformons

JP.R
30/09/2011 10:58

Suite au commentaire de Mr Bureau : méconnaissance évidente du métier d'enseignant. La partie visible du travail d'un enseignant (présence en cours )ne représente qu'une partie de l'activité.
Quand un salarié du privé rentre chez lui sa journée de travail est terminée. Pour un enseignant une deuxième journée commence avec la correction et la préparation des cours et ce même pendant les congés. Et bien sur il faut également s'occuper du quotidien à la maison....

JP.R
30/09/2011 10:48

Effectif de l'éducation nationale :

Comment effectuer une surveillance et un accompagnement des élèves avec aussi peu d'effectif. ( collège de Maintenon : 4 pour 400 élèves !!)
Pourquoi ne pas créer un vrai métier sur cette mission et non pas des CDD ou CAE !!!

Xavier Bureau
30/09/2011 09:17

Entièrement d'accord avec ce papier sur l'école.
Voilà un chantier gigantesque pour des réformes.
Et si on commençait par faire travailler un peu plus les enseignants, seule profession bénéficiaire en France de 4 mois de vacances ! S'ils travaillaient tous, ne serait-ce qu'un mois de plus, que de temps à répartir !!!
Xavier

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