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Décidément, je ne comprendrai jamais la logique des socialistes !... - 20 juillet 2012

Le « Collectif budgétaire» du nouveau gouvernement nous a été annoncé comme un remède miracle aux maux de la France, soit disant si maltraitée durant cinq ans.

 

Mais si les socialistes martèlent à longueur de journée qu’il convient de relancer la croissance et la compétitivité de nos entreprises ce texte est vide de toute mesure en ce sens.

 

Les exemples sont nombreux :

 

La TVA sociale* qui permettait aux entreprises de réduire le coût du travail et de devenir plus compétitives est supprimée.


Les socialistes suppriment également la défiscalisation des heures supplémentaires dans les entreprises de plus de 20 salariés. Cette soupape permettant aux PME d’avoir une marge de manœuvre supplémentaire pour adapter les effectifs à leurs besoins, si utile dans les périodes incertaines dans lesquelles nous vivons, et aux salariés de gagner davantage d’argent (en moyenne plus de 500 euros par an) n’a manifestement pas été jugée suffisamment « juste » par les socialistes.

Les 40% d’entreprises qui y avaient recours et leurs salariés apprécieront !

 

Enfin, comme annoncé, les dividendes distribués aux actionnaires seront taxés à hauteur de 3%, alors que notre pays et nos entreprises – et notamment les entreprises innovantes, secteur porteur et créateur d’emplois - ont plus que jamais besoin d’investissements…

 

A côté de cela, les socialistes soucieux de pas déroger à une idéologie de gauche désuète et dogmatique, proposent la suppression de la franchise médicale de 30 euros/an aux étrangers (avec ou sans papiers…) bénéficiant de l’aide médicale d’Etat.

Or cette dernière, qui a coûté plus de 550 millions en 2011 permet à des personnes qui ne sont ni citoyens français, ni contribuables, d’être parfois mieux soignés que des salariés qui n’ont pas de mutuelle…

A l’heure de la rigueur nécessaire, ou est l’intérêt pour notre pays,  où sont les emplois créés, en quoi la croissance tant espérée sera-t-elle favorisée?

 

Les priorités des socialistes ne sont jamais tournées vers l’emploi, la croissance et la productivité, malgré les beaux discours qu’ils nous servent à longueur de journée.
Sous le prétexte d’une prétendue justice, ils se fourvoient dans des manipulations électoralistes.

 

C’est pourquoi j’ai décidé d’amender  et de voter contre ce projet de loi.

Notre pays mérite mieux qu’un suicide économique !

 

*La TVA sociale, également baptisée fiscalité anti-délocalisations mise en œuvre par le Gouvernement de François Fillon, consistait à faire baisser les cotisations dues par les entreprises afin de réduire le coût du travail. En contrepartie, une augmentation du taux de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) était prévue.

 

3 Commentaires

lulu28
24/07/2012 11:14

Il me semble que leur logique repose sur deux piliers:
1°) Faire exactement le contraire de ce qui a été fait pendant 5 ans; sans même chercher si cela fût utile ou non
2°) Appliquer l'axiome des "gens peu motivés travaillant dans des organisations incontrôlées": "Faire et défaire c'est toujours travailler".

Ceci pourrait prêter à rire si ce n'était la gravité de la situation dans laquelle notre pays se trouve et s'enfonce.
On reprochait les "mouvements de manton" de notre ancien Président, et celà était parfois justifié. Mais aujourd'hui, nous assistons à un concert de roulement d'épaules (de notre Président vis à vis de l'Allemagne qui est, soit dit en passant, notre premier partenaire économique, de Mrs MONTEBOURG et HERAULT qui se piquent de leçons de stratégie industrielle vis à vis de Peugeot; comme si l'Etat en général, et les socialistes en particulier étaient crédibles dans ce rôle).Ainsi donc,notre gouvernement a réussi l'exploit de se mettre à dos, en 3 mois, les entreprises, nos partenaires extérieurs significatifs, les salariés qui faisaien,t quelques heures sup, les français qui en ont marre de payer la sécu pour la terre entière...
Faisons deux pronostics:
1°) Ils réagissent et alors on peut encore espérer mettre les choses dans le bon ordre
2°) Ils persistent et signent, et alors les français qui contribuent à l'augmentation de la richesse nationale vont soit baisser les bras, soit partir(pour ceux ui le peuvent).
Restons otimistes tant que nous avons encore quelques députés actifs et opiniatres.

Philippe
24/07/2012 10:06

Bonjour,

Si je peux me permettre, j'aimerai revenir sur la défiscalisation des heures supplémentaires. Contrairement à ce qui est écrit, c'est l'ensemble des salariés qui vont perdre le bénéfice de la défiscalisation. Seule la réduction patronale de 1,50 euros pas heure supplémentaire est maintenue pour les entreprises de - 20 salariés, mais en effet, ce dont on parle moins, ce n'est pas la défiscalisation qui risque de faire mal au pouvoir d'achat, mais bien l'exonération de charges sociales dont bénéficiaient les salariés car les HS sont souvent effectuées par des ouvriers et employés qui ne sont pas forcément à un fort taux d'imposition à l'impôt sur les revenus mais, qui grâce à l'exoneration de charges avaient en moyenne pour un salaire brut à 39 heures de 1800 euros une réduction de 55 euros mensuelle, soit 660 euros par an ! Ce qui en effet, va avoir pour conséquence une diminution du pouvoir d'achat non négligeable. Ajoutons à cela certaines augmentations à venir de cotisations sociales supplémentaires (dues au retour sur la reforme des retraites notamment, csg).
De plus, l'abandon de la Tva sociale, souvent désignée comme injuste au profit d'une hausse de la csg, est plutôt étonnante économiquement. En effet, exemple sur les retraités : la Tva rentre dans le calcul de l'inflation et de l'augmentation des prix et de ce fait les retraites sont souvent réindexées en partie en fonction de cet indice (également certaines grilles conventionnelles des salaires minima etc..) or, l'augmentation de la csg est un prélèvement qui n'impacte pas cet indice et se traduit donc directement par une perte de pouvoir d'achats.
Economiquement,on le sait la consommation des ménages est un pilier essentiel de notre économie. Si les ménages consomment moins, cela se traduit immédiatement dans l'économie réelle et la croissance ne sera pas au rendez-vous.
Bien à vous
Cordialement
Philippe

JCC
21/07/2012 01:00

Madame,

Comme je suis un des citoyens que vous représentez, je me permets de vous transmettre les quelques commentaires suivants afin de vous faire savoir que je ne partage pas votre point de vue.

Sur la phrase :
"Or cette dernière (la suppression de la franchise médicale pour les étrangers), qui a coûté plus de 550 millions en 2011 permet à des personnes qui ne sont ni citoyens français, ni contribuables, d’être parfois mieux soignés que des salariés qui n’ont pas de mutuelle…"

Je tiens à vous faire remarquer que ces étrangers toucheront 500 millions d'euros de l'Etat français et qu'ils le redonneront aussitôt aux médecins, aux infirmières et aux pharmaciens français. On peut donc se demander où est le problème? En effet, lorsque l'on sait que le gouvernement UMP que vous avez soutenu a distribué 600 milliards d'euros, on ne sait pas où (peut être à des étrangers) et que maintenant tous les français (même ceux qui n'y sont pour rien) doivent rembourser un trou colossal dans les caisses de l'Etat, on peut s'interroger sur la nécessité de contester 500 millions d'euros de dépenses aussitôt récupérées.
Sur la taxation des actionnaires... Vade rétro Satanas...
Je pense qu'actuellement, le capital se comporte comme un trou noir (spéculatif) avec notre monnaie et ne sert plus depuis longtemps à investir. Il est donc temps de rediriger la monnaie vers l'investissement productif en France mais surtout vers l'augmentation ciblée du pouvoir d'achat des français afin que ceux-ci aient les moyens d'acheter ce que nos merveilleux entrepreneurs locaux produisent.
En effet, dans une économie de marché, il n'y a de producteur que s'il y a un consommateur.
Enfin, je pense qu'il est temps que le capital (qui n'est que du travail passé) soit au moins autant taxé que le travail présent et ne soit pas rémunéré pour que les vivants puissent vivre durablement.
Il est probable qu'il soit également nécessaire de revoir la notion de concurrence libre et non faussée surtout lorsqu'on est assuré de perdre mais cela nécessite de revoir la construction libérale de l'Europe.
Sur les heures supplémentaires : lorsqu'on a un gouvernement qui n'a pas été capable d'augmenter la taille du gâteau alors que certains "se goinfraient" il est normal de demander aux autres d'au moins partager la pénurie. C'est plus humain. Il aurait évidemment été encore plus humain de demander aux goinfres de cesser d'augmenter leur part.
Pour finir : malheureusement... Vous avez partiellement raison. Il n' y aura pas plus de croissance socialiste qu'il n' y a eu de croissance UMPiste.
En effet, en y regardant de plus près, ce que vous appelez la richesse, n'est jamais que la transformation de notre environnement naturel, grâce au travail (et à l'énergie essentiellement fossile)à notre avantage. Or l'environnement naturel est fini, l'énergie va être plus difficile d’accès et nous sommes de plus en plus nombreux sur la Terre à vouloir vivre comme les quelques privilégiés qu'étaient les Occidentaux. Il y a donc un problème à résoudre qui nécessite que toutes les élites humaines sortent de leur carcan idéologique pour que nos descendants aient un chance de vivre dans un monde meilleur. Or je n'ai pas vu un début de commencement de prise de conscience de la réalité des choses que ce soit parmi les membres de votre parti ou parmi ceux du parti socialiste.
Il reste donc un long chemin à parcourir...
Bien cordialement

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