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Journées « Portes Ouvertes des entreprises » - 16 octobre 2008

Rencontre de l’entreprise « Menuiserie sur Mesures » à Coudray-au-Perche.

 

 

 

Ce matin, je suis allée visiter cette entreprise et je dois dire que, dans un contexte économique difficile,  son dynamisme m’a fait chaud au cœur.


En effet,  il s’agit d’une société artisanale familiale qui a doublé de taille depuis 2000, et qui emploie à ce jour plus de 20 salariés.

 

Son travail ? La fabrication des portes et fenêtres haut de gamme sur mesure.

 

La société se démarque de ses concurrents par la maîtrise des outils de production modernes (machines à commandes numériques etc.) qu’elle utilise pour fabriquer des produits en totale conformité avec les exigences du travail « à l’ancienne ».

 

Et ce n’est pas une mince affaire : ces menuisiers du Perche traitent  en effet plus de 1000 mètres cube de  bois d’œuvre par an (dont 45 % vient de France) et ils les transforment  en huisseries haut de gamme à destination des pavillons, des monuments historiques, et des entreprises.

 

J’ai également été impressionnée par la démarche écologique : non content d’avoir une belle visibilité sur son chiffre d’affaires et sur son carnet de commandes, M. Dhuit, son directeur, a investi dans une unité de séchage fonctionnant au bois, ce qui lui permet  une quasi-autarcie énergétique (dans ce type d’industrie, le séchage du bois est notoirement énergivore)

J’ai  découvert l’imposant système de broyeuse/silo/chaudière qui recycle automatiquement les copeaux de bois issus des déchets de fabrication de l’usine.

 

Voila une belle leçon d’optimisme, en pleine crise financière mondiale.

 

Je n’ai qu’un regret, c’est d’avoir constaté leur difficultés à recruter des collaborateurs.


Il s’agit d’ailleurs d’une préoccupation que je retrouve au gré de la quasi-totalité de mes discussions avec les artisans de la circonscription.

 

Depuis l’été, nous faisons malheureusement face à une nouvelle augmentation des chiffres du chômage.

 

Aussi, je trouve dommage de constater les difficultés à recruter des artisans .

 

Il faut redonner à nos contemporains le goût du travail artisanal, source d’emploi pérenne et difficilement délocalisable.

 

Je pense que ce que nous faisons à l’assemblée est en train de faire évoluer les choses et je me réjouis de contribuer à remettre le goût du travail au rang des valeurs essentielles.
 

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