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Soutenons ensemble l'agriculture d'Eure et Loir - 13 janvier 2009

 

Le lundi 12 janvier 2009, nous, les parlementaires d’Eure-et-Loir, nous avons décidé d'agir ensemble en faveur des agriculteurs de notre département.

 

 


À l’occasion d’une réunion organisée par la FDSEA et les « Jeunes Agriculteurs » à la chambre d’agriculture, nous avons exprimé, devant une salle comble notre soutien total à cette activité économique essentielle à nos yeux.


Très concrètement, j’avais préparé une lettre à M. Barnier, notre ministre. Nous l'avons co-signée officiellement à cette occasion, en voici la teneur :



Monsieur Michel BARNIER
Ministre de l’Agriculture et de la Pêche,
78, rue de Varenne
75007 PARIS

Paris, le 12 janvier2009


Ref : ASD 2009-1001

Monsieur le Ministre,


Nous nous permettons d’attirer votre attention sur la vive inquiétude des agriculteurs de notre département d’Eure-et-Loir.

En novembre dernier, les 27 ministres de l’Agriculture de l’Union Européenne sont parvenus à un accord sur le bilan de santé de la PAC.

Cet accord permet d’opérer des transferts massifs de soutien entre les différents secteurs de production. En effet il prévoit 5% dans le cadre de la modulation en plus des 5% de la précédente réforme de la PAC. Cette décision de modulation est strictement Européenne.

Mais l’accord prévoit aussi que peuvent venir s’ajouter au plan National 10 % de modulation supplémentaire dans le cadre de l’article 68 et 25 % pour les transferts entre secteurs (article 64)…

Les articles 46 et 47 rendent aussi possible une régionalisation ou une convergence des aides. Pour notre département, la prime unique nationale c’est environ 27 millions d’€, soit 17% des aides.

Vous comprendrez, Monsieur le Ministre, notre inquiétude pour l’économie de notre département face à une telle modulation possible au niveau national des aides PAC, les premières discussions qui ont eu lieu avec la filière agricole conduisent les agriculteurs à estimer une perte de 80 millions d’euros d’aides pour le seul département d’Eure-et-Loir, soient les ¾ du revenu agricole!

Dans le contexte agricole de baisse des cours et d’explosion des charges d’exploitation, il est évident qu’une décision aussi draconienne et irréversible de prélèvement sur notre territoire aurait des conséquences dramatiques sur l’économie des fermes d’Eure-et-Loir, mais également sur  l’ensemble de la zone rurale du département.

Il nous semble important et urgent d’examiner plus précisément la situation du département d’Eure-et-Loir, afin que les réalités économiques de chaque secteur géographique ou agricole soient prises en compte et que les niveaux de soutiens perçus par les différents départements soient comparés, 1er et 2ème  piliers .

Vous comprendrez, Monsieur le Ministre, notre mobilisation commune auprès du milieu agricole d’Eure-et-Loir. Face à cette situation, nous  sommes convaincus que vous saurez entendre notre requête.

Bien évidemment, nous restons à votre disposition pour toute discussion complémentaire, et nous vous prions de recevoir, Monsieur le  Ministre, l'expression de notre haute considération.

Jean-Pierre GORGES, Gérard HAMEL, Laure de LA RAUDIERE, Philippe VIGIER, Joël BILLARD, Gérard CORNU, Albéric de MONTGOLFIER


Je suis persuadée que cette initiative solidaire permettra au gouvernement d’avoir une vision plus juste de la répartition des aides à ce secteur stratégique et créateur d’emplois locaux. Nous ne manquerons pas de lui rappeler autant que nécessaire.

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et voici l'article de "La République du Centre"

 



Les parlementaires euréliens à la rescousse des agriculteurs

 

Publié le 14 janvier 2009 - 00:01

 

 
 
LUNDI MATIN, À LA CHAMBRE d'AGRICULTURE, À CHARTRES. Les Jeunes agriculteurs ont montré ce que que pourrait devenir l'agriculture en Eure-et-Loir après la mise en place de la réforme dénommée « bilan de santé » de la Politique agricole commune.
La réforme de la Pac fait craindre aux agriculteurs d'Eure-et-Loir de perdre 50 % des aides qu'ils perçoivent. L'appel à la mobilisation lancé par la FDSEA et les JA a été entendu. Y compris par les élus.

En prévenant longtemps à l'avance, on n'arrive pas à amener autant de monde à une assemblée générale » pouvait se féliciter Eric Thirouin, président de la FDSEA. L'hémicycle de la chambre d'agriculture était lundi matin trop petit pour accueillir les quelque cinq cents agriculteurs présents.

Face à eux Éric Thirouin et Emmanuel Bridron (président des Jeunes agriculteurs d'Eure-et-Loir), en maîtres de cérémonie, Philippe Lirochon, président de la chambre d'agriculture et les sept parlementaires d'Eure-et-Loir (Jean-Pierre Gorges était représenté par son suppléant Christian Paul-Loubière).

Pas de sourire de façade ni d'hostilité gratuite, le message est clair : si les réformes liées au bilan de santé de la Pac (politique agricole commune) passent telles qu'elles sont redoutées, l'agriculture départementale perdra 80 millions d'euros d'aides sur les 160 qu'elle touche annuellement. Et l'agriculture, c'est 6.000 emplois directs dans le département. Cette fois, les cartes ne se jouent pas à Bruxelles, mais à Paris. Les jeux seront faits d'ici la fin du mois.

Une lettre au ministre et une rencontre attendue
Alors, ce qu'attendaient les cinq cents participants à cette réunion, c'était une réponse rapide et concrète de leurs parlementaires. Ils l'ont eue. Les élus ont annoncé clairement leur soutien. Ils ont pris une position commune qu'ils ont consignée dans une lettre envoyée aujourd'hui au ministre de l'Agriculture. Laure de la Raudière, à l'initiative du courrier, l'a lue devant l'assemblée. Les élus, dans ce texte, reprenant les estimations des agriculteurs, soulignent que la perte de 80 millions d'euros d'aides équivaut à une baisse de trois quarts du revenu agricole.

« Dans le contexte agricole de baisse des cours et d'explosion des charges d'exploitation, il est évident qu'une décision aussi draconienne et irréversible de prélèvement sur notre territoire aurait des conséquences dramatiques sur l'économie des fermes d'Eure-et-Loir, mais également sur l'ensemble de la zone rurale du département. » Gérard Hamel a aussi promis de « choper » Michel Barnier à la sortie des questions au gouvernement demain, à l'Assemblée nationale. Les élus solliciteront un rendez-vous pour développer leurs arguments.



Repères

Forte dépendance aux aides
Depuis 1992, l'agriculture est très dépendante des aides accordées par l'Europe. Les moyennes établies en 2001-2003 montrent un revenu agricole de 106 millions d'euros (après prélèvement) en Eure-et-Loir, et un montant d'aides Pac de 169 millions d'euros.

L'Eure-et-Loir dans la moyenne
Contrairement à ce qu'on croit très souvent, l'Eure-et-Loir n'est pas le parent riche de la Pac. L'aide moyenne nationale est de 350 € à l'hectare, elle est de 360 € en Eure-et-Loir. Elle est plus importante, par exemple, en Corrèze, dans le Nord, en Mayenne, en Vendée, en Ille-et-Vilaine. Elle dépasse les 450 € dans les Landes et dans les Pyrénées-Atlantiques.

Front commun des parlementaires
Les parlementaires d'Eure-et-Loir (tous, il est vrai, du côté de la majorité présidentielle) s'étaient déjà unis en janvier dernier pour défendre la direction départementale de l'agriculture en Eure-et-Loir, menacée par la réforme de la DDE. Ils avaient obtenu gain de cause. Ils prévoient de prendre une position commune pour l'aménagement de la RN 154.
Philippe Abline

 

 







 


 

 
  

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