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Réunion animée avec les agriculteurs le vendredi 20 novembre. - 25 novembre 2009

La FDSEA et les jeunes agriculteurs ont souhaité débattre de la crise agricole avec les parlementaires Euréliens.

 

Le vendredi 20 novembre,  nous sommes donc rendus, Philippe Vigier et moi-même, à la chambre d’agriculture où nous attendaient 400 agriculteurs.
 

Le mécontentement était tangible : au mur était placardée la photo des sept parlementaires d'Eure-et-Loir entourée d'un slogan : « Et vous, que comptez-vous faire pour nous ? »… Ambiance…

 

Si le président de la FDSEA et celui des JA ont reconnu que nous avons été actifs pour les défendre lors du bilan de la PAC, c’est un fait, les motifs d'inquiétude sont réels :
Aujourd'hui, un céréalier vend son blé 110 € la tonne quand ses frais fixes sont légèrement inférieurs à 115 €, et ce, avant de s’être versé le moindre revenu et déduction faite des aides reçues.

Les experts disent qu’il faut un cours de 130€ la tonne pour faire vivre une exploitation eurélienne.


Rappelons qu’aucun dispositif particulier ne lui permet d'amortir ce choc financier : S'il n’a pris la précaution de mettre de coté une partie des revenus des bonnes années, la faillite le guette.

Toutes les filières agricoles sont touchées très durement : la filière laitière, celle de la viande bovine et porcine et les céréaliers.
Le choc est très rude : à moyen terme, on risque clairement de voir disparaître certaines petites et moyennes exploitations dans le département. C’est l’avenir même de la Politique Agricole Française qui est en jeu.

 

La situation des céréaliers sera aggravée par la mise en œuvre du bilan de la PAC : en 2010, l'Eure-et-Loir recevra 32 millions d'euros de moins que précédemment.

La baisse des cours des céréales et le bilan de la PAC 2010 sont un véritable sinistre économique pour le département : 160 millions de revenus en moins en moyenne pour 2009, auxquelles  s’ajouteront 32 millions en 2010 pour le bilan de la PAC, et apparemment, les cours ne remontent pas.

 

Alors que peuvent les parlementaires Euréliens? Concrètement nous allons continuer de prendre notre bâton de pèlerin et faire connaître cette situation aux décisionnaires de l'État.

Cette fois-ci, nous avons décidé d’écrire au président de la République car il faut que l’antique image d’Epinal des « grands céréaliers beaucerons » disparaisse une fois pour toutes.


Si nous voulons conserver une agriculture en Eure-et-Loir, il est urgent d’agir.

Il ne s’agit pas de donner « plus » aux agriculteurs, il s’agit surtout de mettre en place un système aidant les agriculteurs à supporter la volatilité des cours des matières premières, car un agriculteur n’a pas la structure adaptée à la prévention des variations de prix comme pourrait par exemple le faire une entreprise pétrolière…

 

Je ne doute pas que Bruno Le Maire, ministre de l’Agriculture, très habitué aux arcanes européens, fera tout pour mettre en place un nouveau système de régulation des marchés ou  bien une assurance contre les aléas économiques liés à l’agriculture.

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