22-05-2012
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20-05-2012
Une semaine ensemble : retrouvons nous ici
Bilan des deux réunions sur "la souffrance au travail : comment travailler mieux". - 18 décembre 2009
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Les 3 et 10 décembre, dans le cadre de la Commission de réflexion sur la « Souffrance au travail : comment travailler mieux », mise en place par les Députés de l’UMP et du Nouveau Centre, j'ai organisé à Margon et à Lucé, deux réunions destinées à l’ensemble des habitants de la 3ème circonscription d'Eure-et-Loir.
Cette initiative visait à relayer la démarche initiée par la Commission sur la souffrance au travail, pour débattre sur ce sujet et faire naître des propositions. L’UMP porte la valeur « travail », nous avons donc la responsabilité de réfléchir avec tous pour améliorer les conditions de travail de chacun.
Aujourd’hui, 2/3 des français se disent motivés par leur travail.
Mais pour certains, le travail génère des situations de souffrance : stress, mal-être, peur, dépression, troubles physiques…
Puisque nous croyons en la valeur du travail, à sa place essentielle au cœur de la société et de la vie de chacun, j'accorde une importance particulière à ce débat. Je souhaitais vous présenter ici la synthèse « non hiérarchisée » des opinions et des souhaits exprimés par les participants.
En ce qui concerne les rapports hiérarchiques et l’organisation du travail:
Il faut qu'il y ait explication claire de la stratégie d'entreprise : l'ignorance engendre le stress.
On ne doit pas communiquer la pression venant d'en haut, mais en même temps, améliorer l'information entre les niveaux hiérarchiques.
Il faut accompagner le passage à la retraite dans les trois dernières années de la vie professionnelle.
Il faut faire régulièrement le point sur les objectifs de carrière et la formation professionnelle avec chaque personne concernée.
Lorsque la souffrance est constatée, on doit mettre en place des mesures permettant concrètement d'en sortir, et ne pas exclure le soutien psychologique.
On ne doit pas traiter d’incompétents les salariés, surtout les plus anciens.
Il conviendrait de remettre le salarié, plutôt que les objectifs de production, au centre du débat.
Par ailleurs, il a été évoqué de nombreuses fois le fait que le passage aux 35 heures a été paradoxalement un facteur de pénibilité supplémentaire, car l'entreprise a été contrainte d'augmenter les cadences de travail.
Aspects physiques et psychologiques :
Il faut prendre des mesures pour contrer la déshumanisation du travail et le sentiment que les salariés deviennent « interchangeables ».
On devrait améliorer la détection de la souffrance psychique souvent peu visible.
Il faut prendre en compte le fait que l’on fait rarement le métier que l’on a envie de faire, ce qui engendre des frustrations.
Incompatibilité travail/vie quotidienne
Il faut réagir devant les difficultés croissantes de l'organisation de la vie personnelle, ce qui a un impact direct sur la vie professionnelle (exemple travail le dimanche)
Il faut tenir compte, dans l'organisation du travail, des obligations familiales des salariés.
Il faut favoriser la présence des hommes auprès des enfants, c'est un véritable projet de société, on a besoin en particulier des pères de famille pour les éduquer dans les quartiers difficiles.
Il faut pouvoir travailler des journées complètes et non pas des demi-journées.
On constate que paradoxalement, la vie professionnelle est plus difficile aujourd’hui qu’il y a 20 ans.
Le télétravail est une solution souhaitable et désirée.
Salaires
La diminution de l'écart entre les salaires devrait être l'objectif dans les années à venir.
Un petit pourcentage de participation aux résultats de l'entreprise devait être prévu pour tous les salariés.
Solitude
Les nouvelles technologies sont des facteurs de stress à cause de la dépersonnalisation des tâches, et culpabilisent les salariés.
Il faut avoir le courage d'identifier la solitude et le harcèlement au travail, et les dénoncer, ceux qui s'en sont plaints ne doivent pas être marginalisés.
Rapports anciens/nouveaux salariés
les personnes arrivant à la retraite ne doivent pas être dévalorisées car tout le monde devra travailler jusqu'à 65 ans.
Il faut que les jeunes diplômés respectent les anciens qu'ils devront remplacer, il doivent prendre en compte leur expérience et apprendre le travail en équipe.
Il faut combattre les inégalités entre salariés de mêmes conditions.
Ces observations ont fait l'objet d'un compte rendu global au groupe de réflexion. La grande sincérité des avis exprimés permettra d'en tirer les conclusions fructueuses.
Je retiens aussi une forte attente de tous d’une plus grande humanité dans les relations au travail.
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