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Visite de l'entreprise Hydro Aluminium Services a Lucé - 06 janvier 2010

Hier, le mardi 5 janvier, j'ai eu le plaisir, à l'invitation de M. le Bouquin, directeur de l'usine, de visiter l'entreprise Hydro Aluminium Services a Lucé.

 

La direction de cet établissement désirait en effet me sensibiliser sur l'impact de la taxe professionnelle et de la taxe carbone sur l’avenir de sa société de recyclage. J’ai donc saisi cette occasion pour mieux comprendre leur activité

 

Cette entreprise, filiale de la société Norsk Hydro, grande société norvégienne implantée dans plus de 40 pays et employant 36 000 personnes, fonctionne cependant de manière autonome comme le ferait une PME

 

Le site de Lucé, c'est 43 personnes travaillant à recycler de l'aluminium en quantité : 60 000 t par an (le marché français représente environ 225 000 t par an). Il s’y produit des « billettes » d'aluminium, c'est-à-dire de grands cylindres de 7 m de long qui sont ensuite acheminées vers les fabricants de profilés extrudés (bâtiment, automobile, transport, électronique, fabrication d’échelles)

 

J'ai trouvé très passionnant de découvrir le cycle de ce métal indispensable à l'industrie

 

L'aluminium, c'est un métal hautement écologique car recyclable éternellement sans jamais perdre ses qualités mécaniques : pour preuve, 70 % de l'aluminium produit depuis les années 1900 est encore utilisé aujourd'hui ! Les billettes fabriquées en Eure-et-Loir  proviennent à 60 % de déchets industriels des clients de Hydro Aluminium.


Les industries françaises ont tout intérêt à utiliser le recyclage : en effet pour produire un kilo d'aluminium recyclé, on utilise seulement 5 % de l'énergie nécessaire à sa production à partir de bauxite.


J'ai réalisé à cette occasion l’importance de conserver en France ce type d'activité, en effet la concurrence chinoise et indienne cherche à tout prix de son côté à récupérer tous les déchets métalliques disponibles sur le marché, ceci afin de satisfaire leur insatiable consommation de métaux. Ainsi, lorsque ces derniers quittent nos latitudes, c'est une perte sèche.


Revenons à l'entreprise elle-même : le processus industriel lui-même est assez simple, au moins dans sa théorie, il consiste à fondre les déchets dans un immense et très impressionnant  four d’une capacité de 25 t.  L'aluminium est ensuite purifiée, traités, coulé et revendu.


Cette visite sur le terrain a permis de nous conforter dans la certitude que la taxe carbone ne doit en aucun cas détruire des emplois industriels, la perte d'un savoir-faire comme celui que nous venons d'évoquer serait d'une extrême gravité pour notre industrie nationale.


Au cours de débats au Parlement et des discussions avec les ministères intéressés, je ne manquerai pas dans les prochaines semaines, de rappeler ces faits qui ont, une fois de plus, un impact direct sur l'emploi local.

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